La construction en 2020

Une industrie qui doit évoluer

Quand je parle avec la génération précédente qui a travaillé toute leur vie dans le milieu de la construction, j’entends encore des histoires tel que : « ya rien qui a changé »! « dans mon temps on posait à XX cent du pied, ça coûte 10x plus cher aujourd’hui construire, mais les gars à job n’ont pas tant changer les taux », « les jeunes aujourd’hui sont pas aussi fort que dans mon temps, on travaillait 60 heures minimum pour sortir l’ouvrage », « si tu cours pas avec la feuille de gypse dans les mains, tu n’es pas un vrai »

La mentalité des travailleurs et du travail à faire a changé, mais les méthodes d’exécution eux n’ont pas vraiment évoluées. A l’époque, on courrait, on avait du temps supplémentaire à toutes les semaines, on  attachait à moitié les harnais pour ne pas perdre de temps et si ce n’était pas suffisant on était garanti de se faire crier après! Aujourd’hui, les équipes de travail sont plus civilisées. On discute, on ne crie pas, on doit accommoder les horaires pour les familles reconstituées et pour les familles dans lesquelles les deux parents travaillent, il y a plus de réglementation sur les heures de travail sans bruit, des conventions collectives au Québec qui sont encore plus restrictives, la main d’œuvre coûte plus cher, les matériaux aussi, mais on veut les même résultats et budget qu’avant!

Clairement, ça ne peut pas fonctionner… Ça prend des ingrédients supplémentaires pour y arriver.

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Les statistiques

Au Québec seulement, 132 millions d’heures sont travaillées dans le secteur non-résidentiel annuellement dans l’industrie de la construction. La construction compte 165 000 travailleurs enregistrés à la CCQ. C’est 2% de la population. Repoussons ce chiffre à l’échelle nationale c’est approximativement 750 000 personnes visées. Si on réussit à gagner 5 minutes d’efficacité par jour pour toutes ces personnes c’est des dizaines de milliards de dollars d’économie. Des études par McKenzie ont également démontré que la construction tombe à l’avant dernier rang pour l’innovation après la chasse et la pêche… Il y a clairement place à l’amélioration, non?

LES ACCIDENTS

Depuis déjà plusieurs années on nous le répète qu’il est important de sensibiliser les employés et employeurs face aux accidents du travail. De plus en plus on voit des méthodes de travail plus sécuritaire et des mesures prises par les employeurs pour tenter de contrer les risques. On ne sera jamais à l’abri d’un accident, cela dit, on peut prendre les mesures préventives nécessaires pour diminuer les risques.

On a déjà le problème de pénurie de main d’œuvre, s’il faut en plus ajouter des travailleurs qui ne peuvent plus travaillé dû à un accident, on n’aide personne! 7%, c’est le pourcentage d’accident du travail qui est relié à l’industrie de la construction au Québec représentant un peu plus de 7000 cas de lésions acceptés par la CNESST en 2018.  Encore place à l’amélioration et c’est pour ça que dans la vision de Goliath on accorde une importance à ce que les outils qu’on développe contribuent à diminuer les risques d’accident du travail.

Un pas à la fois

Je ne m’attends pas à ce qu’on révolutionne du jour au lendemain l’industrie, qu’il y ai zéro accidents et que chaque travailleur de l’industrie ai un kit Goliath pour ces  travaux. Un pas à la fois, un travailleur à la fois, une entreprise à la fois. Après avoir vu comment nos outils fonctionnaient pour moi c’était évident que tout le monde avait besoin d’un « kit », mais la première leçon que j’ai appris dans notre aventure c’est que ce n’est pas seulement de montrer que ça marche, mais que ce qu’on doit aussi réussir à faire, c’est d’éduquer les travailleurs et l’industrie. On est tellement habitué à nos méthodes... Changer, même si c’est pour le mieux, ce n’est pas instinctif à chacun. Un travail qu’on attaque avec plusieurs idées et méthodes pour que tous et chacun voient, comprennent et adoptent l’innovation pour faire élever la construction et faire tomber les barrières des préjugés disant que c’est un milieu archaïque.

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